

L’inauguration sur France 3 Maine
La prison des Croisettes à Coulaines a été inaugurée samedi 21 novembre en présence du Pemier ministre et du Garde des sceaux, Ministre de la justice.
Les plus de la maison d’arrêt des Croisettes
Ce n’est pas simple d’accueillir une prison sur son territoire municipal.
Et c’est Coulaines, ville solidaire, de mixité sociale (50 % logements sociaux) et classée parmi les cents plus pauvres communes de France qui a relevé le défi.

Ce choix nous l’avons assumé, nous l’assumons et nous l’assumerons en adultes responsables.
Tout d’abord, je tiens à le dire avec force : notre commune est fière de cette réalisation architecturale et notre population, les élus sauront se mobiliser pour participer à l’œuvre de la réinsertion des futurs détenus. Nos choix des noms de rues qui accèdent à cette prison témoignent de nos valeurs profondes. Victor Schœlcher est l’homme de la liberté et Cesare Beccaria (1738-1794), auteur d’origine italienne du Traité des délits et des peines et inspirateur de la Déclaration de droits de l’Hommes et du citoyen, est l’inventeur du droit pénal moderne et d‘une justice juste et humaniste.
Avec le père Niaussat, grand témoin de la surpopulation carcérale au Mans et défenseur de l’amélioration de la condition pénitentiaire->
La réinsertion par un Droit humaniste, voilà un défi de notre République.,
Robert Badinter disait « une prison c’est seulement la privation de la liberté et pas l’humiliation du pourrissoir ». Mesdames, messieurs vous avez entre les mains la plus belle prison de France et par conséquent un formidable instrument de réinsertion !
Les associations, les services publics, les habitants de Coulaines et de ses environs sont disponibles pour faire de la « Maison d’arrêt des Croisettes » la prison dont Cesare Beccaria aurait pu être fier !
Victor Hugo écrivait « ouvrir une école c’est fermer une prison ». A Coulaines, nous dérogeons un peu à cette règle. Forts de votre soutien, nous vous donnons déjà rendez-vous dans trois ans pour l’inauguration du futur pôle d’excellence éducatif « Albert Camus » situé au cœur de la Zone Urbaine Sensible de Bellevue. Cette future réalisation de l’architecte européen Deitmar Feichtinger sera, je l’espère, également, une des plus belle école de France et un formidable tremplin pour faire de nos élèves des femmes et des hommes libres.
Bonne inauguration, bonne visite, bonne matinée à Coulaines…
Je félicite Bernard Hémery et son équipe de Synthèse architecture pour la qualité de leur travail et je les remercie d’avoir supporté mon interventionnisme et finalement retenu mes propositions de toit « rouge-ocre », de grillages extérieurs verts « campagne » et de peinture des miradors « gris taupe ». Une sorte de « Coulaines-Croisettes touch » pour laquelle – je vous rassure- on ne demandera pas de droits pour d’éventuelles « contrefaçons » ultérieures.
Nous vous remercions, également, pour avoir respecté les engagements de choix de teintes sarthoises de type « pierre de Roussard » et d’avoir retravaillé le mess du personnel dans le style d’une longère d’habitation.
Permettez-moi, également, de remonter dans le temps pour retracer la genèse de cette construction qui a vu se succéder deux maires, cinq préfets, cinq Garde des Sceaux et quatre Premiers ministres…
Le choix du site de Coulaines a été sélectionné par l’Etat en 1998 sous le mandat de mon prédécesseur le Docteur Georges Bollengier-Stragier. Avec mon soutien et 60 jours après mon élection, Marylise Lebranchu, Ministre de la justice, a annoncé en 31 mai 2001, la programmation de la construction de cette prison. A cette occasion, j’ai proposé de lui donner le nom « Les Croisettes » pour éviter que cet établissement pénitentiaire n’absorbe l’image de ma ville. Qui sait que « Les Baumettes » est un quartier de Marseille ?
Depuis 2001, il a fallu beaucoup de travail, de courage, de concertation, de ténacité et d’imagination.
Ce n’était pas si facile d’obtenir le soutien de la population de Coulaines. Ce n’était pas si facile de rassurer les riverains confrontés à la transformation de leur environnement naturel. Nous avons eu des pétitions, une enquête publique très houleuse et le parasitage d’élus manipulant les angoisses collectives. Nous avons dû faire face à des recours en justice. Pendant ces huit années, nous avons écouté, encore écouté et demandé des contreparties légitimes.
De la pédagogie aussi : je rappelle un déplacement avec l’Association de défense des Croisettes pour visiter la prison d’Avignon, une réunion publique devant 400 personnes et des centaines d’entretiens particuliers. Pendant ces années, nous avons joué la transparence, nous avons bataillé ferme et nous n’avons pas menti aux coulainais.
Je remercie mon conseil municipal d’avoir gardé le cap sur le fondement de trois exigences fondamentales exprimées d’emblée : la haute qualité architecturale des bâtiments, la problématique du ruissellement des eaux pluviales, l’aménagement paysagé des abords et la protection du site classé des chemins creux.
C’était en effet un vrai défi de construire une prison non pas entre une autoroute, une voie ferrée et une zone industrielle ou au milieu de nulle part mais au cœur d’un site naturel très agréable aux portes de la ville.
Je remercie les élus, et notamment, Jean Palussière, mon adjoint à l’urbanisme, les fonctionnaires de la commune de Coulaines pour les milliers d’heures consacrés à ce projet.
J’ai, également, une pensée pour les propriétaires fonciers qui ont vendu leurs terrains pour moins de un euro le mètre carré !
Je remercie les gouvernements de gauche et de droite successifs, les fonctionnaires d’Etat - et plus spécialement les préfets Bérard, Allaire, Bouillon, Camus et Berthier - et les partenaires privés pour avoir compris dans un sens positif mes interpellations médiatiques comme une façon d’aboutir in fine à la réalisation d’une œuvre exceptionnelle.
Je félicite le partenaire privé pour son sens du dialogue, la qualité du chantier et la maitrise des délais. Je regrette, néanmoins, le doute qui subsiste sur l’absence de fouilles archéologiques préventives.
Je salue bien entendu Le Mans Métropole et le Conseil général pour la viabilisation du site et la gestion des eaux pluviales.
Je salue l’engagement financier de l’Etat pour le loyer qu’il paiera à Thémis pendant une durée de 30 ans.
Je note le dialogue fructueux qui s’est engagé avec l’administration pénitentiaire et Monsieur Reillon, Directeur des Croisettes, comme le gage d’un partenariat de long terme avec notre commune.
J’ai, enfin, une pensée particulière pour le regretté et grand serviteur de l’Etat Robert Grun, premier responsable de ce projet à l’agence de Maitrise d’Ouvrage du Ministère de la Justice, qui serait heureux d’être là aujourd’hui parmi nous.
*
Dans le même temps, je ne trahirai pas la confiance des mes administrés, ni le mandat de mon conseil municipal. C’est pourquoi, je ne passerai pas sous silence nos légitimes revendications.
Il faut naturellement des contreparties pour un tel investissement.
Et quand je dis cela, je me sens également le porte-parole des Maires et des populations de Vivonne dans la Vienne et de Saint Aubin-Routot en Seine-Maritime. En une semaine, plus de 500 habitants de nos trois villes ont déjà signé une pétition commune.
Et je suis intervenu personnellement auprès du Premier ministre François Fillon et d’une douzaine de parlementaires influents à l’Assemblée nationale et au Sénat.
* Nous réclamons de l’Etat trois mesures de compensations financières raisonnables : • l’intégration des 400 détenus des Croisettes dans le recensement en février 2010 de la population de Coulaines ; • l’intégration immédiate de la population carcérale dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement ou la création d’un fond national d’indemnisation. • l’assujettissement à la taxe foncière des centres pénitentiaires réalisés dans le cadre d’un contrat de Partenariat Public Privé ;
Nous réclamons aussi le respect des engagements de Nicolas Sarkozy alors qu’il était Ministre de l’Intérieur lors de notre transfert en zone « Police ». Il s’était engagé par courrier en date du 10 mars 2003 à ce que les 14 policiers du commissariat de Coulaines (aujourd’hui réduits à neuf !) ne soient pas affectés à la prison. Ce serait un comble qu’ayant accepté la prison des Croisettes, nous n’ayions plus de police de proximité dans les quartiers.
Nous réclamons du Conseil général et de Le Mans Métropole, la sécurisation de la RD 300 avec la création d’un giratoire à Richemont, le traitement du secteur des Croisettes en entrée de ville avec une vitesse réduite à 70 km/heure et la création d’une piste cyclable depuis Coulaines (conformément à la Déclaration d’Utilité Publique).
Nous réclamons le respect de la parole de la SETRAM de relier, via « Coulaines-centre », la prison des Croisettes au tramway (station Gambetta) et à la gare « SNCF – Pôle d’Echange Multimodal » par une ligne de bus directe et express. Il est hors de question d’obliger les familles venant de loin, les personnels et les détenus à effectuer des parcours interminables avec des horaires impossibles ou à errer dans nos chemins creux pour rejoindre la ville à pied.
Ces questions sont importantes et détermineront l’avenir de la Maisons d’arrêt des Croisettes. Nous demandons solennellement des engagements précis de l’Etat et des collectivités locales partenaires avant l’ouverture du centre pénitentiaire début janvier 2010.
ENQUETE « PASSIONNANTE » DIFFUSEE SUR TF1 AU 20 H OO DE LAURENCE FERRARI : "L’INTERVENTION DE L’EUROPE DANS UNE COMMUNE DE FRANCE : L’EXEMPLE DE COULAINES"
Accueil des familles de détenus à la prison des Croisettes, chantier de la rocade et défilé de mode "Créa-fibres" du chantier d’insertion Afic
Christian Blanc, secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale
21 minutes et 47 secondes après le début du 22H00, Christophe Rouillon réagit sur l’obligation pour les maires d’etre informés de la présence de délinquants sexuels dans leur commune, sur la suppréssion de la taxe professionnelle et sur François Fillon au congrès des Maires.