Christophe ROUILLON est Maire de Coulaines depuis 2001.
Il a été réélu en 2008 avec 69 % des voix à la tête d’une liste de rassemblement "Continuons Coulaines pour tous".
jeudi 12 janvier 2012, par
Ma réaction après les incendies provoquées par un petit groupe de jeunes mineurs le vendredi 7 janvier à Bellevue :
Titre « Stop, ça suffit. On arrête les conneries ! »
Ouest-France : pourquoi avoir décidé de remettre en vigueur l’arrêté instaurant un couvre-feu pour les moins de 14 ans alors que celui pris l’année dernière n’a débouché sur aucune amende, ni sur aucune reconduction de jeunes à leur domicile ?
Christophe Rouillon : car on est totalement dans la dissuasion. Pas dans la répression. Cet arrêté a permis en juin, en complément de l’action de la police, d’enrayer la série d’incivilités qui touchaient alors la commune. C’est un message destiné surtout aux parents qui permet de renforcer leur autorité et aussi de faire peser sur eux une menace d’amende s’ils pensent qu’ils peuvent laisser leurs enfants faire ce qu’ils veulent. Ça a aussi permis de réduire l’effet de groupe en privant ces petites bandes de leurs membres les plus jeunes. On évite aussi que les mineurs les plus vieux et les jeunes adultes utilisent ces moins de 14 ans en sachant que pénalement ces derniers ne risquent rien.
Ouest-France : On a toujours du mal à mettre un visage et une histoire derrière ces jeunes à l’origine de ce genre d’actes d’incivilités. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?
CR : L’un de ces trois jeunes de la commune vient d’une famille nombreuse ou plusieurs des enfants semblent inscrits dans une trajectoire de délinquance. Un autre de ces garçons est également connu pour avoir commis des actes d’incivilités ; il a notamment déjà été interdit de piscine. Ce qu’il faut dire, c’est qu’ils sont issus d’un milieu défavorisé, où souvent, les familles s’appauvrissent Mais cela n’explique pas pour autant, et ne justifie en aucun cas, ce type de passage à l’acte criminel. Je pense que les parents sont parfois solidaires de leurs enfants. Et ça pose problème. Il s’agit d’un petit noyau de personnes bien identifiées à qui il faut dire « Stop, ça suffit. On arrête les conneries ! » Il est de mon rôle de rappeler que force doit rester à la loi républicaine. Après, seulement, on peut discuter et tacher d’apporter des réponses sociales et éducatives, comme on le fait depuis longtemps à Coulaines.
Ouest-France : Idem pour les personnes dont les voitures ont été brûlées. Qui sont-elles ? Est-ce qu’elles incarnent cette image qui veut que ce soit des pauvres qui s’en prennent à encore plus pauvres qu’eux ?
CR : Exactement ! Je les ai rencontrées en pleurs juste après l’incendie de leur voiture. Deux victimes sur trois sont issues de l’immigration. La première personne est une dame qui bénéficie d’un emploi précaire. La seconde est un homme en congé de longue maladie. Quant à la troisième, c’est un homme à la recherche d’un emploi.


Propos recueillis par Igor BONNET Ouest France le 10 janvier 2011
Notre arrêté municipal a été pris dans un but préventif.
Ce n’est en aucun cas un couvre feu. Les jeunes mineurs peuvent toujours sortir mais accompagnés d’un adulte responsable.
Il constitue une réponse ponctuelle à un problème ponctuel. Sa durée est limitée à trois semaines et sur une partie du territoire de la ville.
En parallèle nous continuerons nos nombreuses actions sociales, éducatives et sportives.
Réaction de Michel Olivier, Adjoint au Logement de Coulaines et membre des Verts-Génération écologie :

Voilà également la prise de position du syndicats de Police Unité-SG FO :
Christophe Rouillon
Maire de Coulaines
Conseiller général de la Sarthe
Vice-président de l’Association des Maires de France, président de la Commission Europe
Membre du Comité des régions de l’Union européenne