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15 mars 2010

67 ans après, le film de l’histoire de Joseph Weismann, rescapé sarthois de la rafle du Vel d’Hiv

"la Rafle" film testament pour ne jamais oublier l’horreur

Retrouvez le témoignage de Joseph Weismann le dimanche 19 juillet au Mans lors de la commémoration de la Rafle

J’ai assisté à la première de la Rafle au Mans. Boulversant. A l’issue de la projection, le jeune Hugo - qui interprète Jo Weismann - nous dit "On s’est vu avant le film mais, vous étiez différents". Dans la salle c’est l’émotion, le poids de la réalité inhumaine de la Rafle du Vel d’Hiv nous immobilise. Et nous savons que ce que nous venons de voir est en dessous de la réalité.

Les plus jeunes enfants de cette rafle ont bien été séparés de leur mère et sont montés seuls plusieurs semaines après dans les wagons de la mort.

Ça s’est passé en France il y a 68 ans et ce sont des gendarmes français qui gardaient leur camp.

JOSEPH WEISMANN LA RAFLE DU VEL D’HIV PARTIE 1/3

Sortie nationale dans 600 salles le 10 mars : "la Rafle" film testament pour ne jamais oublier l’horreur de la rafle de 13 152 juifs parisiens et rendre hommage aux justes !

La mise en scène de Roselyne Bosch nous fait revivre le calvaire des femmes, des hommes et des enfants entrainés dans le torrent sanguinaire du nazisme et soumis à l’engrenage terrifiant de l’État pétainiste trahissant les valeurs les plus profondes de notre civilisation et de la nation française. J’ai été, particulièrement, impressionné par les interprétations de Mélanie Laurent, de Raphaëlle Agogué, de Sylvie Testud et du jeune Hugo Leverdez. Les enfants de 10 ans qui étaient dans la salle ont pu regarder ce film.

De 9 à 99 ans, c’est un devoir moral et humain de voir la Rafle...

Je proposerai à mon équipe municipale de le projeter en plein air, cet été, à la date anniversaire de l’arrestation à Paris de 13 152 juifs dont 4 051 enfants.

Le site du film

Jean Reno, Mélanie Laurent et Gad Elmaleh ont tourné le film événement de l’année 201O qui ranimera la mémoire des victimes de la Shoah et de la trahison de l’Etat pétainiste.

Le reportage exclusif de TF1 sur le tournage de La Rafle

La bande annonce de la Rafle ->

La Rafle
Bande annonce du film

Ce film est une reconstitution de la tristement célèbre rafle des juifs parisiens au Vel’d’Hiv le 16 juillet 1942. Roselyne Bosch a eu l’intelligence et la force de réaliser un grand film sur l’apogée de la collaboration française.

Je retiendrais cette phrase de mon ami Joseph Weismann : "de notre arrestation, mes parents, mes deux sœurs et moi, à notre rétention au camp de Beaune-la-Rolande, je n’ai pas vu un uniforme allemand... et c’est un gendarme français qui m’a ouvert la porte pour me rendre la liberté ! ".

Cinquante ans après, Joseph Weismann est toujours hanté par ces souvenirs que Roselyne Bosch a la lourde charge de nous transmettre...

"Ce film bouleversant dresse un portrait sans complaisance des collaborateurs, mais sera aussi un film sur les justes. C’est notre liste de Schindler", a expliqué le producteur Alain Goldman.

Discours de Joseph Weismann en témoignage de la grande rafle du Vel’ d’Hiv’ du 16 juillet 1942 Le Mans, place de la préfecture Le dimanche 19 juillet 2009

La journée la plus dramatique pour les Juifs vivant en France, français et étrangers, durant l’occupation allemande, fut le 16 juillet 1942 ; date que nous commémorons aujourd’hui.

Une grande nation comme la nôtre a le devoir de se souvenir.

Témoins de cette tragédie, il m’appartient de témoigner.

Voilà donc ce qui s’est passé dans notre pays.

Ce jour-là, avec une implacable détermination et une organisation longuement et minutieusement préparée, le gouvernement de fait de l’Etat français met en œuvre une opération dite opération vent printanier, destinée à éradiquer totalement et définitivement de la population de la France « les Juifs ». Tous les Juifs sans exception.

Toutes les administrations apportent leur concours. Le thème est : « il faut se débarrasser des Juifs en bloc et ne pas garder de petits ». Quelqu’un exprime ce que tous ressentent : « je suis blessé en tant que Français de l’insulte que l’on me fait en tant que Juif ».

Dès quatre heures du matin les policiers tirent du sommeil des familles hébétées.

Des milliers de groupes circulent dans Paris. Ils sont composés de sept à huit personnes : 2 policiers et 5 à 6 civils, hommes, femmes et enfants, chacun avec son étoile jaune.

Quelqu’un demande : « qu’est-ce qu’ils ont fait ? » « Rien ». « Ils sont Juifs. Ils n’ont plus le droit de vivre. » « Et les enfants aussi ? » « Oui, les enfants aussi . »

4500 policiers français par équipe de deux, l’un en tenue, l’autre en civil, sont chargés de l’opération.

Le bilan final de la rafle du 16 juillet 1942 à Paris et la région parisienne est de 13.152 arrestations. « C’est insuffisant » se plaint Legeay, secrétaire général de la Préfecture de Paris.

On rassemble tout le monde de force au vélodrome d’hiver aujourd’hui disparu.

Les autobus parisiens se chargent du transport.

Les conditions d’hygiène et d’internement sont insupportables.

Une clameur de fond incessante avec des cris de femmes et d’enfants qui hurlent jour et nuit.

La situation sanitaire se dégrade rapidement . Des malades sont évacués sur des brancards.

Quelqu’un se jette du haut des gradins dans un acte de désespoir, ce qui provoque une tension extrême, terriblement angoissante.

Cet enfermement intolérable dure du 16 au 19 juillet. Il fait une chaleur torride. Le manque de boisson et de nourriture se fait cruellement sentir car il ne sera rien distribué pendant ces quatre jours torrides.

Le 19 juillet, on vide le Vel d’Hiv de tous les internés. Traversée de Paris en autobus vers la gare d’Austerlitz ;

Ensuite, interminable voyage en wagons à bestiaux surchauffés laissant passer le minimum d’air et de lumière. Chevaux en long : 8, hommes : 40. Nous sommes environ 200 par wagon. Une tinette par wagon.

Parti le matin, le train n’arrivera que le soir après avoir parcouru moins de cent kilomètres.

Un convoi se dirige vers Pithiviers un second vers Beaune-la-Rolande ; deux camps d’internement situés dans le Loiret.

On quitte la gare de Beaune-la-Rolande et un long convoi d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards, d’infirmes, s’étire, interminable dans la traversée du village pour se rendre au camp.

Après quelques semaines d’internement, arrive le jour de la déportation dont le but est la solution finale.

Cette journée fût la plus effrayante, la plus angoissante pour les enfants.

Dès l’aube, on passe dans la baraque des fouilles, devant de jeunes miliciens français qui doivent s’assurer et vérifier que personne n’a gardé de valeur, argent ou autre.

On retire les montres, les bagues, les bijoux ; on arrache les boucles d’oreille brutalement, avec le bout de l’oreille si ça ne vient pas assez vite.

Malheur à ceux ou à celles qui ont caché quelque chose. Ils seront matraqués à tour de bras par les miliciens enragés.

En rang dans la cour du camp depuis le lever du soleil qui monte jusqu’à devenir brûlant, debout sans boire ni manger ni faire ses besoins pendant 10 à 12 heures ; jusqu’à ce que en fin de journée arrive dans le camp un groupe de soldats allemands en arme accompagné d’un officier de haut rang vu son uniforme rutilant.

Ce sont les premiers allemands que nous voyons dans le camp.

Leur mission est de réorganiser le ou les wagons d’enfants.

En effet, il est prévu un ou plusieurs wagons uniquement d’enfants ; mais nous sommes trop nombreux ou les wagons pas assez. Le voyage sera très long puisque sa destination finale est Auschwitz. Et le train est archi-complet.

Ils décident donc de retirer du convoi de déportés un certain nombre d’enfants. Combien ? Une centaine ; peut être plus. Le double peut-être.

Ces enfants retournent dans l’enceinte du camp pour être déportés ultérieurement et on leur promet de rejoindre leurs parents. Ceci sans doute pour éviter des réactions trop violentes, incontrôlables.

Cette opération terminée arrive l’ordre de prendre le chemin de la gare à une certaine distance du camp.

Et c’est alors que se déroulent des scènes insoutenables qu’aujourd’hui encore j’ai peine à évoquer et que je pleure en les revoyant. Ces enfants dont mes deux sœurs qui hurlent leur détresse. Leur chagrin, leur peine sont tels que je ne trouve pas les mots pour les décrire. Et les mères qui hurlent les pères , les grands parents qui hurlent qui appellent ; les frères et les sœurs qui se débattent car certains partent tandis que d’autres restent. Et ce sont des milliers de personnes dans ce chaos apocalyptique qui se débattent, qui hurlent, qui souffrent.

Comment décrire cela qui dure, qui dure et qui n’en fini pas.

Finalement le misérable troupeau quitte le camp pour la gare et après cet enfer que nous venons de vivre un silence de mort s’abat sur la camp assourdissant, oppressant, angoissant où il ne restent que des enfants hébétés, épuisés hoquetant encore leurs dernières larmes et leur immense chagrin ; inconsolables.

Trois camps tristement célèbres en France, DRANCY, PITHIVIERS et BEAUNE LA ROLANDE où ont été internés des milliers d’enfants sans parents.

On a peu parlé de cette indescriptible tragédie, de ces enfants abandonnés à eux-mêmes. Peut-on imaginer spectacle plus déchirant que ces petits êtres hier dans la chaleur de l’amour familial et aujourd’hui loques encombrantes, sales et inutiles dont personne ne veut ?

Ces enfants qui n’ont pas encore vécu et dont la mort sera la délivrance.

On arrête en France 75.721 Juifs dont 10.000 enfants qui sont déportés directement à Auschwitz Pologne. Un voyage interminable, inhumain, puisque à l’arrivée, à l’ouverture des wagons plombés, de nombreuses personnes, mortes d’épuisement, s’écroulent sur les quais, surtout des enfants.

A l’arrivée, vite, on se déshabille, vite, on s’entasse dans de soi-disantes salles de douche qui sont en réalité des chambres à gaz, et c’est l’asphyxie, l’agonie, le four crématoire ; 43.441 déportés sont ainsi gazés dès leur arrivée.

Les autres meurent à plus ou moins brève échéance de faim, de froid, d’épuisement, de maladie, d’expériences soi-disant médicales. C’est la fin.

Il n’y a que 2.564 survivants, aucun de la rafle du 16 juillet. Pas un enfant. On peut considérer que ce sont les enfants qui ont payé le plus lourd tribu, qu’ils aient été assassinés, torturés ou enfants cachés.

Le record de destruction à Auschwitz est de 24 000 personnes exterminées en une seule journée. Une prime exceptionnelle de rendement sera attribuée.

En tout, 86 convois quittent le sol de France. Le premier le 27 mars 1942 ; le dernier, le 22 août 1944 de Clermont-Ferrand.

De cette tragédie, il appartient aux historiens de faire leur travail et aux témoins survivants de faire le leur, c’est-à-dire témoigner.

Il faut commencer par rendre un vibrant hommage à la population française et tout particulièrement sarthoise qui, par son courage, a permis que de tous les pays occupés par les nazis, c’est en France qu’il y a eu le moins de déportés à l’exception du Danemark et de la Norvège dont la densité de population juive était très faible. Et cela malgré la complicité et la collaboration très actives et très dangereuses du gouvernement de fait de Vichy.

Aujourd’hui ce gouvernement fantoche de l’Etat de fait français n’existe plus. Mais nous n’oublierons pas et ne pardonnerons jamais. La République française a repris ses droits, le gouvernement et toutes les administrations réalisent ensemble un travail remarquable pour informer, éduquer et leur but est : Plus jamais ça. Nous sommes de nouveau régis par ce qui fait notre fierté : Liberté, Egalité, Fraternité.

Au nom de tous les Français de bonne volonté bretons, normands, méridionaux, juifs et tous les autres épris de justice et d’équité, que tous ceux qui oeuvrent dans cette voie, en soient remerciés du fond du cœur. Nous, les Juifs de France nous sommes fiers d’être français. Vive la République et vive la France !

RAPPEL HISTORIQUE La rafle du Vélodrome d’Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel’ d’Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l’opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l’opération : à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police. Joseph Weismann, personnage central du film La Rafle, témoigne dans l’article de Jerome Conan dans l’Express "Un crime oublié"

un crime oublié par Éric Conan

Le 16 juillet 1942, la police française arrêtait des familles juives à Paris. 67 ans après, un homme témoigne également. Il n’avait que 5 ans à l’époque. http://videos.tf1.fr/jt-we/il-y-a-6...

JOSEPH WEISMANN LA RAFLE DU VEL D’HIV PARTIE 1/3
Christophe ROUILLON

Voir en ligne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rafle_...

COULAINES ET L EUROPE AU 20H00 DE TF1

ENQUETE « PASSIONNANTE » DIFFUSEE SUR TF1 AU 20 H OO DE LAURENCE FERRARI : "L’INTERVENTION DE L’EUROPE DANS UNE COMMUNE DE FRANCE : L’EXEMPLE DE COULAINES"

[http://videos.tf1.fr/jt-20h/comment...]

Journal de France 3 du mardi 16 février : zoom sur Coulaines

Accueil des familles de détenus à la prison des Croisettes, chantier de la rocade et défilé de mode "Créa-fibres" du chantier d’insertion Afic

- > http://jt.france3.fr/regions/popup....

Public Sénat au Congrès des maires : retrouvez Christophe Rouillon au 22H00 de Sonia Mabrouk

Christian Blanc, secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale

21 minutes et 47 secondes après le début du 22H00, Christophe Rouillon réagit sur l’obligation pour les maires d’etre informés de la présence de délinquants sexuels dans leur commune, sur la suppréssion de la taxe professionnelle et sur François Fillon au congrès des Maires.


Christophe Rouillon, Maire de Coulaines, Conseiller général de la Sarthe
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