La suppression de la taxe professionnelle soulève la colère des élus

Les sénateurs de l’UMP ne sont pas allés jusqu’au bout de la fronde

L’Etat prend le risque de démotiver les élus et d’asphyxier les communes

lundi 23 novembre 2009, par Christophe ROUILLON

J’avais salué l’initiative et le courage des sénateurs UMP qui avaient refusé l’actuel projet de suppression de la taxe professionnelle.

Malheureusement, sur la pression de l’Elysée, il sont tous rentrés dans le rang en votant le texte gouvernemental comme un seul homme !

Le risque est toujours grand pour les communes de tomber en faillite et de renoncer aux investissements locaux créateurs d emplois.

En tant que membres du Comite des finances locales, j’aurais pu soutenir une reforme de la taxe professionnelle qui se serait fondée pour un tiers sur les investissements, un tiers sur le foncier et un tiers sur le chiffre d’affaire des entreprises et qui se serait attaquée enfin réellement aux incroyables inégalités de richesses entre les villes, les départements et les régions.

Ce n est décidemment pas dans les habitudes du Président Sarkozy de prendre son temps. C est dommage car n’étions pas loin d un large consensus des élus qui aurait épargné les Français d une flambée des impôts locaux et les entreprises d un effondrement de la commande publique locale.

Christophe Rouillon
Maire de Coulaines
Conseiller général de la Sarthe
Vice-président de l’Association des Maires de France, président de la Commission Europe
Membre du Comité des régions de l’Union européenne

Créé le lundi 21 novembre 2005  - Mis à jour le dimanche 5 février 2012
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