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"Reconnecter l’Europe avec ses citoyens : communiquer mieux au plan local"

lundi 29 septembre 2014, par Christophe ROUILLON

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Avis "Reconnecter l’E­urope avec ses citoy­ens" par Christoph­e Rouillon Adopté pa­r la CIVEX du Comité europeen des Region­s
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DRAFT OPINION Reconnecting Europe with its citizens – more and better communication at local level Rapporteur- Christophe Rouillon (FR/PES) Mayor of Coulaines Commission for Citizenship, Governance, Institutional and External Affairs Committee of the Regions

"Reconnecter l’Europe à ses citoyens" Après le choc des élections européennes et en ce début de la nouvelle mandature du Parlement européen, le Comité des Régions de l’UE propose aux autres institutions de l’Union de conjuguer leurs politiques et leurs moyens de communication pour reconnecter les citoyens au projet et à l’idéal européens.

Ce projet de Plan de communication 2015-2019 a été présenté dans un Avis d’initiative élaboré par Christophe Rouillon (FR/PSE), Maire de Coulaines et Vice-président de l’Association des Maires de France en charge de l’Europe, à la réunion de la commission CIVEX du Comité des Régions, à Brindisi (Italie), le 22 septembre.

Le Plan proposé met les régions, les villes, les médias locaux et nationaux au cœur d’un dispositif de communication résolument décentralisé et bâti en partenariat avec les institutions européennes et les Etats membres. Le but n’est pas de répandre la bonne parole depuis Bruxelles mais au contraire de provoquer un débat participatif avec les citoyens sur leurs attentes envers l’Europe.

Lors de la réunion de la commission de la citoyenneté, de la gouvernance, des affaires institutionnelles et extérieures (CIVEX) du Comité des régions, le rapporteur Christophe Rouillon a confié : "Il ne faut pas se voiler la face : les dernière élections européennes interpellent et confirment la défiance de nos concitoyens envers la politique en général. La montée des votes eurosceptiques (plus de 100 députés au Parlement européen) et un taux d’abstention historiquement élevé constituent un sévère avertissement dont il faut rapidement tirer les conséquences. Il est de la responsabilité des institutions européennes de proposer une voie nouvelle pour communiquer sur le projet européen, mais cette voie doit s’étendre à tous les échelons de nos territoires des 100 000 communes et régions d’Europe".

Le Plan 2014-2019 "Reconnecter l’Europe avec ses citoyens" fixe des objectifs concrets et mesurables : il propose notamment de parvenir, d’ici les prochaines élections européennes de 2019, à ce qu’une majorité de citoyens européens interrogés estime dans les enquêtes Eurobaromètre que "leur voix compte en Europe", qu’ils "comprennent les principaux processus de décision et les grandes politiques de l’UE", qu’ils sont "bien informés sur les questions européennes" et qu’ils ont "une image positive de l’UE".

Le Comité des Régions recommande l’élaboration de nouveaux modèles pour le cofinancement des stratégies de communication de l’UE et la conclusion de partenariats stratégiques budgétisés entre les représentations de la Commission et les autorités régionales et locales.

En particulier, il propose que 20% du budget de communication de l’UE soit décentralisé au niveau national et local, notamment vers les Centres d’information "Europe Direct" - Maisons de l’Europe et les médias locaux/nationaux afin qu’ils touchent le public le plus large possible.

Autres projets avancés, celui d’organiser chaque année 500 "Dialogues citoyens" dans les régions et les villes de l’ensemble du territoire de l’Europe, en partenariat avec le Parlement européen et la Commission, ainsi que de demander que chaque région d’Europe soit visitée au moins une fois par an par un Commissaire européen.

Le Plan propose en outre de rassembler d’ici 2019 au moins 5000 municipalités, villes et régions se déclarant « Amies de l’Europe » afin de mobiliser et assister les responsables de la communication dans les États membres.

Selon Christophe Rouillon, "Ce Plan doit à la fois stimuler un « Récit de l’Europe », une réflexion dans l’opinion publique européenne sur les fondamentaux historiques, culturels, philosophiques et sociologiques de l’intégration européenne, et dans le même temps assurer une communication par la preuve des effets concrets des politiques européenne sur la vie des citoyens."

Le Plan de communication sera présenté et débattu lors de la 5ème édition d’Europcom qui réunira à Bruxelles les 15-16 octobre prochains quelque 700 communicateurs publics sur le thème "Imaginer l’Europe".

UNE NOUVELLE VOIE POUR COMMUNIQUER Il ne faut pas se voiler la face : ces élections européennes 2014 interpellent et confirment la défiance de nos concitoyens envers la politique en général. La montée des votes eurosceptiques (plus de 100 députés au Parlement européen) et un taux d’abstention historiquement élevé constituent un sévère avertissement dont il faut rapidement tirer les conséquences

Entre temps, ne soyons pas défaitistes, ces élections ont révélé à une part croissante de citoyens –même s’ils restent minoritaire- que "leur vote compte en Europe". Preuve que les opinions publiques ne sont pas figées ;

Réconcilier les citoyens à l’Union européenne revêt un enjeu avant tout politique qui doit susciter un élan politique partagé de vouloir communiquer à tous les échelons de la gouvernance de l’Union, et à commencer par les autorités locales et régionales encore trop ignorées dans la communication actuelle de l’Union européenne.

Il est de la responsabilité des institutions européennes de proposer une voie nouvelle pour communiquer sur le projet européen, mais cette voie doit s’étendre à tous les échelons décentralisés de gouvernance Cela signifie que la communication sur le projet européen doit procéder d’un processus participatif, décentralisé et créatif.

Les institutions européennes doivent s’accorder sur un concept et une stratégie de communication uniques et fédérateurs et sur une narrative qui valorisent l’Union européenne, son identité, sa raison d’être, ses valeurs.

La communication sur le projet européen doit se concevoir et s’appliquer à un marché de 500 million de citoyens au sein d’opinions publiques multiples et variées dans les territoires de l’Union où les régions et les villes ont une longue et prouvée tradition de consultation et de dialogue avec les citoyens.

Les messages et contenus du projet européens doivent être véhiculés par le plus grand nombre d’acteurs de proximité de la vie politique européenne et en particulier les membres du CdR et les autres élus locaux et régionaux ; au même temps ceux-ci sont les mieux placés pour capter l’opinion publique locale et pour la retourner vers le niveau central européen.

LE PLAN DE COMMUNICATION 2015-2019 : RECONNECTER L’’EUROPE AVEC SES CONCITOYENS

En ce début de mandature, le Comité des régions prend l’initiative de proposer aux autres institutions de concevoir et de lancer un plan de communication à cinq ans dans la perspective des prochaines élections européennes. Ce plan met les régions et les villes au cœur d’un dispositif de communication résolument décentralisé et bâti en partenariat avec les institutions européennes et les Etats membres.

Ce plan se fixe des objectifs chiffrés de reconnecter l’Europe à ses citoyens : • Nous proposons de parvenir d’ici mai 2019 à ce qu’une majorité de citoyens interrogés estime dans les enquêtes "Standard" d’Eurobaromètre que "leur voix compte en Europe", qu’ils « comprennent les principaux processus de décision et les grandes politiques de l’UE », qu’ils soient "bien informés sur les questions européennes » et qu’ils aient "une image positive de l’UE" ; • Ce Plan doit à la fois stimuler un « Récit de l’Europe », une réflexion dans l’opinion publique européenne sur les fondamentaux historiques, culturels, philosophiques et sociologiques de l’intégration européenne, et en même temps assurer une communication par la preuve des effets concrets des politiques européenne sur la vie des citoyens. • Ce Plan ne peut être un seul exercice imposé depuis Bruxelles mais provoquer un débat participatif avec les citoyens sur leurs attentes d’Europe.

Ce Plan de communication 2015-2019 se veut concret.

Nous proposons notamment : • L’élaboration de nouveaux modèles pour le cofinancement des stratégies de communication de l’UE, en lieu et place du programme de partenariat de gestion qui a été arrêté en 2013 et de conclure 500 partenariats stratégiques budgétisés entre les représentations de la Commission et les autorités régionales et locales dans le cadre de ce Plan de Communication 2014-2019. • Que 20 % du budget de communication de l’UE soit décentralisé au plan national et local, notamment vers les Centres d’information "Europe Direct" - Maisons de l’Europe afin qu’ils mettent en place des coopérations structurelles avec les partenaires locaux ou régionaux et touchent un plus large public ;

• D’organiser 500 Dialogues citoyens sur cinq ans dans les régions et les villes en partenariat avec le Parlement européen et la Commission • De demander que chaque région d’Europe soit visitée au moins une fois dans leur mandature par un commissaire européen • A la Commission et au Parlement d’associer les régions et les villes et leurs associations représentatives à leurs campagnes dans les Etats membres • A la Commission de renforcer les obligations de communication liées à l’attribution de subventions européennes dans un langage accessible à tous • De renforcer l’utilisation des outils de communication en ligne et des médias sociaux, vu leur énorme potentiel multiplicateur et participatif. • De contrecarrer les courants eurosceptiques sur le terrain en mettant en place des dispositifs pour contre la propagation de fausses informations sur l’Europe • De conclure des accords de partenariat avec 500 télévisions et radios locales pour organiser des débats et donner la parole à ceux qui vivent et bâtissent l’Europe au quotidien ; • De créer un réseau avec 5000 municipalités, villes et régions qui se déclarent "Amies de l’Europe" (suivant le modèle de la Convention des Maires) et qui mobilisent et supportent leurs responsables de communication. • Les institutions européennes devraient poursuivre leurs efforts, de façon mieux coordonnée et plus coopérative, dans la formation et sensibilisation des journalistes locaux et des communicateurs publics dans les états-membre, en organisant des sessions régulières au sein des institutions européennes.

Voir en ligne : Les 10 propositions pour une une nouvelle communication de l’Europe

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Christophe Rouillon
Maire de Coulaines
Conseiller général de la Sarthe
Vice-président de l’Association des Maires de France, président de la Commission Europe
Membre du Comité des régions de l’Union européenne

Créé le lundi 21 novembre 2005  - Mis à jour le jeudi 23 octobre 2014
Christophe Rouillon
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